Trois points à retenir de la Conférence AFRAVIH 2016

Par Gabriel Girard

Gabriel-Girard-690x447L’AFRAVIH est une conférence scientifique, organisée tous les deux ans par l’Alliance francophone des acteurs de santé contre le VIH. Elle avait lieu cette année du 20 au 23 avril à Bruxelles, rassemblant plus d’un millier de participants, venus d’Europe, d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique du Nord. L’AFRAVIH ouvre un espace de débat francophone unique pour les acteurs de la lutte contre le VIH et les hépatites virales. La conférence est l’occasion de discuter avec des intervenants très divers, issus du milieu communautaire, de la recherche ou de la santé publique. Difficile de faire le tri dans un programme aussi riche[1]… Mais voici trois points à retenir de la conférence!

La déclaration de Santé Canada sur le statut de la naloxone est un changement judicieux dans le paradigme des politiques sur les drogues

Par la Dre Lynne Leonard Lynne Leonard pic

L’administration de naloxone, un composé chimique qui arrête efficacement les effets de la surdose d’opioïdes, de façon temporaire, est recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé pour utilisation en cas de surdose d’opioïdes. Au Canada, à l’heure actuelle, la naloxone est offerte uniquement sous forme injectable et il faut une ordonnance pour s’en procurer; elle ne peut être administrée qu’à la personne nommée sur l’ordonnance. Afin d’élargir l’accessibilité de la naloxone pour répondre au nombre croissant de surdoses d’opioïdes, au Canada, et après un examen des données relatives à la santé et à l’innocuité, Santé Canada a proposé un changement à la liste des médicaments vendus sur ordonnance, de façon à autoriser l’utilisation sans ordonnance de la naloxone dans le cas précis d’urgences liées à la surdose d’opioïdes hors du milieu hospitalier. Une consultation publique sur cette proposition a été ouverte et, si le changement du statut demeure appuyé par les données recueillies lors de la consultation, le changement sera finalisé.

À quoi sert le barebacking?

Gabriel-Girard-690x447Par Gabriel Girard

Apparu aux Etats-Unis il y a 20 ans, le barebacking a fait beaucoup parler de lui. Au départ, le terme a été utilisé par des hommes gais séropositifs pour évoquer leur choix d’avoir des pratiques sexuelles sans condom. Mais très vite, le barebacking devient l’enjeu de débats virulents sur la responsabilité et les prises de risque dans la communauté gaie. Mais parler de barebacking a-t-il encore un sens à l’heure du traitement comme prévention?

Nous avons bon espoir que le nouveau gouvernement pourrait annoncer de nouvelles résolutions pour aborder le VIH

Par Laurie Edmistonledmiston_1

Le 1er décembre, la Journée mondiale du sida, l’Honorable Jane Philpott, ministre de la Santé du Canada, a déclaré que notre pays appuyait les objectifs de traitement de l’ONUSIDA qui visent à mettre fin à l’épidémie mondiale de sida dès 2030. La même journée, le premier ministre Justin Trudeau a fait une déclaration qui, en partie, disait « nous sommes maintenant à un moment où nous pouvons envisager un avenir exempt de cette terrible maladie ».

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Le VIH/sida au Canada

Combien de personnes sont-elles infectées par le VIH chaque jour au Canada? À quoi ressemble le taux d’infection au VIH dans des populations spécifiques?

Chaque année, les rapports de surveillance nous indiquent combien de Canadiens ont reçu un diagnostic de VIH. Par contre, étant donné qu’une grande partie des Canadiens séropositifs n’ont pas reçu de diagnostic, ces chiffres ne nous donnent pas un portrait exact.

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