Catégorie : Opinions

Des pratiques éclairées : Une approche autochtone à l’assemblée annuelle

Par Laurie Edmistonledmiston_1

Récemment, j’ai eu la chance d’assister à l’événement annuel du Réseau canadien autochtone du sida (RCAS), qui combinait leur assemblée annuelle, une réunion des personnes autochtones vivant avec le VIH/sida (caucus APHA), une conférence sur le renforcement des capacités et sur les « pratiques éclairées » et la conférence de recherche du Aboriginal HIV & AIDS Community-Based Research Collaborative Centre du RCAS. L’événement a rassemblé des Autochtones de partout au Canada participant à la réponse au VIH et à l’hépatite C. Même si j’y participe presque chaque année, ces rassemblements ne cessent de me captiver et de m’émouvoir.

« Non protégée » ou « sans condom » : mettre à niveau notre terminologie du VIH

Par James Wiltonphoto-of-James-Wilton

Comment appelle-t-on une relation sexuelle où l’on n’utilise pas de condom? Diriez-vous « non protégée »?

Il y a quelques années seulement, vous auriez eu raison. Mais un consensus grandissant parmi les experts de la prévention du VIH tend à s’écarter de cette terminologie au profit d’une expression plus exacte et plus simple : « relation sexuelle sans condom ».

Pourquoi? Notre compréhension de la transmission et de la prévention du VIH a évolué considérablement, depuis une décennie, et des expressions et mots nouveaux sont apparus, comme « prophylaxie pré- et post-exposition » (PrEP ou PPrE et PPE), « charge virale indétectable » et « traitement comme outil de prévention ».

Briser la glace dans le nord du Manitoba

Par Melissa Egan

megan-blog1 À Thompson, au Manitoba, il fait froid. La neige craque sous nos pas et les routes sont presque entièrement recouvertes de glace pure; ici, tout le monde conduit une camionnette. Je m’y suis rendue pour offrir une formation de trois jours en compagnie de Gina McKay du Centre de ressources en éducation sexuelle et de Carrie Pockett de Play it Safer Network. À l’aide de quelques ressources d’Adele Sweeny du Conseil tribal de Keewatin, nous passerons du temps avec 25 personnes de 16 communautés de Premières nations de la région.

Guérie de l’hépatite C, mais une vie qui en est toujours influencée

Par Hermione Jefferishermione-jefferis-web

Que se passe-t-il quand une grande partie de votre vie est bâtie en fonction d’une situation ou d’une identité particulière et qu’un jour cette identité change?

En 1993, alors que j’étais hospitalisée après la naissance de ma fille, j’ai reçu un diagnostic d’hépatite C. Il y a trois ans, j’ai suivi un traitement à base de ribavirine et d’interféron pégylé et je me suis débarrassée du virus. C’est vraiment bien de ne plus avoir à vivre avec le virus après l’avoir eu pendant plus de 25 ans, mais c’est tout de même un peu bizarre.

Qu’allons-nous faire maintenant?

Par Laurie Edmistonledmiston_1

On m’a récemment invitée à prendre la parole à un événement organisé par Alex McClelland et Nicole Greenspan et qui s’intitulait : « Qu’allons-nous faire maintenant? Organismes de lutte contre le sida, bureaucratie et l’État ». L’événement avait pour but d’aborder un certain nombre de questions, dont :

  • Quelles sont les limites actuelles de la pratique communautaire fondée sur un engagement avec l’État?
  • Les organismes de lutte contre le sida d’aujourd’hui ont-ils des ressources et une structure adéquates pour remplir le rôle qu’ils sont appelés à jouer?
  • Ce rôle est-il suffisant pour aborder les défis actuels et émergents auxquels les communautés marginalisées font face en ce qui concerne le VIH?
  • Quelles répercussions auront les ressources limitées de l’État sur les activités de représentation des organismes de lutte contre le sida ou sur la participation de ces derniers aux changements sociaux et stratégiques?

Wow! On croirait entendre Foucault!

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