Les médecins en chef du Canada l’affirment : Indétectable = Intransmissible

• 

C’est officiel! Le Gouvernement du Canada appuie I=I, la déclaration de consensus affirmant qu’une personne vivant avec le VIH ne transmet pas le virus par voie sexuelle si elle suit un traitement antirétroviral et maintient une charge virale indétectable (« indétectable = intransmissible »).

L’annonce a été faite le 30 novembre dans une déclaration collective de l’administratrice en chef de la santé publique du Canada et des médecins hygiénistes en chef de toutes les provinces et de tous les territoires du Canada.

« Nous savons depuis longtemps que le traitement antirétroviral est essentiel au maintien et à l’amélioration de la santé d’une personne vivant avec le VIH », lit-on dans la déclaration cosignée par l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam. « Il est devenu évident que lorsqu’une personne vivant avec le VIH suit un traitement antirétroviral, prend ses médicaments tels qu’ils ont été prescrits et présente une charge virale supprimée confirmée, le risque de transmettre le VIH à des partenaires sexuels est virtuellement nul. » (L’anglais original dit « there is effectively no risk ». Ceci a été traduit en français par « le risque… est virtuellement nul ». Ici chez CATIE, nous aurions traduit cela par « il n’y a effectivement aucun risque ».)

Ceci s’inscrit dans le prolongement d’une déclaration similaire de la Dre Tam à l’occasion du Colloque de CATIE, la semaine dernière, affirmant pour la première fois qu’il n’y a « en effet aucun risque » [traduction libre de sa formulation, « effectively no risk »] de transmission sexuelle du VIH par une personne qui maintient sa charge virale à un niveau indétectable. Une déclaration semblable a été publiée en septembre par les Centers for Disease Control des États-Unis.

Les militants d’I=I ont applaudi la Dre Tam pour ses paroles, tout en se demandant si le Gouvernement du Canada allait confirmer cette reconnaissance de façon officielle. L’annonce d’aujourd’hui va plus loin : elle est renforcée par l’appui des médecins en chef de tous les gouvernements des provinces et territoires du pays, représentés par le Conseil des médecins hygiénistes en chef.

Nous félicitons la Dre Tam et ses collègues d’adhérer aux connaissances scientifiques concernant la transmission du VIH et nous remercions les militants d’I=I, dont l’inlassable plaidoyer a conduit à l’annonce d’aujourd’hui.

 

Laurie Edmiston est directrice générale de CATIE, la source canadienne de renseignements sur le VIH et l’hépatite C.

Partagez