Le Réseau : 30 années à l’avant-garde de la recherche sur le VIH au Canada

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De gauche à droite : Le Dr Michael Allard (vice-doyen, Engagement envers la santé, Faculté de médecine, Université de la Colombie-Britannique), Dre Jeannie Shoveller (présidente du Conseil de gouvernance des IRSC), Dr Aslam Anis (directeur national du Réseau), l’Honorable Hedy Fry (députée, Vancouver Centre), Dre Melanie Murray (investigatrice du Réseau), M. Darren Lauscher (Comité consultatif auprès de la communauté du Réseau)

Il y a trente ans, un groupe de chercheurs s’est réuni autour d’une table de cuisine de la rue Davie, au cœur du quartier West End de Vancouver pour discuter de façons d’améliorer les soins et de prolonger la vie des personnes vivant avec le VIH, qui, à l’époque mouraient par centaines et faisaient l’objet d’une énorme stigmatisation. Le Canada ne s’était pas encore doté d’un réseau de médecins regroupés autour de la recherche clinique sur le VIH. C’est ainsi qu’est né le Réseau canadien pour les essais VIH des IRSC, qui constitue une plateforme à partir de laquelle les chercheurs canadiens génèrent de précieuses données scientifiques.

Aujourd’hui, le Réseau est un carrefour national autour duquel évoluent des chercheurs, des personnes vivant avec le VIH et le personnel les soignant, des représentants de gouvernements, d’organismes promoteurs de la santé et de l’industrie pharmaceutique et biotechnologique. Au Réseau, nous croyons que la collaboration est indispensable pour maintenir l’élan et maximiser l’impact de la recherche.

Depuis 1990, le Réseau a joué un rôle central dans les efforts de recherche sur le VIH au Canada en mobilisant les chercheurs autour de la mise au point de traitements, de la prévention et de l’éradication éventuelle du VIH et de maladies connexes. Pour souligner notre anniversaire, nous avons lancé un nouveau site web et réalisé une vidéo accessible sur YouTube.

« En 30 ans, grâce à sa nature collaborative, le Réseau a procédé à des recherches rentables et efficientes et s’est adapté aux réalités changeantes de l’épidémie de VIH », déclare le Dr Aslam Anis, directeur national du Réseau.

Aujourd’hui, le Réseau peut compter sur 140 investigateurs et ce nombre augmente d’année en année. On peut trouver des chercheurs du Réseau partout au pays et ailleurs dans le monde de Vancouver, Canada, à Cave Hill, Barbade. Le Réseau fournit aussi à des boursiers postdoctoraux nationaux et internationaux une occasion d’acquérir une expérience concrète dans le milieu de la recherche clinique sur le VIH.

Cet imposant groupe de chercheurs apporte un formidable bagage d’expérience et d’expertise dans un environnement optimal pour le partage des connaissances et la collaboration, indispensables aux plus de 300 études du Réseau dénombrées à ce jour. Vous en connaissez certainement plusieurs! L’étude de cohorte CHIWOS (Canadian HIV women’s sexual and reproductive health cohort study) vise à améliorer la vie des femmes vivant avec le VIH. L’étude CHANGE HIV (Correlates of Healthy Aging iN GEriatric HIV) se penche sur les complexités du vieillissement avec le VIH. L’étude de cohorte ENGAGE porte sur le VIH et le traitement et la prévention des infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS) chez les hommes gais, bisexuels et autres hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, tandis que les études DRUM et SASH s’intéressent aux facteurs qui influent sur les programmes et services pour la prévention du VIH et des ITSS chez les communautés des Premières Nations et métisses.

Pour vous renseigner sur les essais qui recrutent actuellement des participants, vous pouvez explorer notre site Web.

Mais notre travail ne s’arrête pas à la science et aux données concrètes. La communauté VIH est un engrenage important du Réseau. Chaque projet d’étude soumis au Réseau est rigoureusement passé en revue par plusieurs comités, dont le Comité consultatif auprès de la communauté (CCC), qui s’assure de la pertinence de la recherche que nous appuyons; une recherche de qualité, qui arrive à point nommé et qui est réalisée selon les critères éthiques les plus stricts aura sans contredit un impact favorable sur la communauté VIH.

Le CCC lui-même réunit des participants dévoués, passionnés et de tous horizons, vivant avec le VIH ou représentant des organismes de défense de leurs intérêts. Cette équipe est un élément essentiel de notre organisation, car elle sait mieux que quiconque expliquer les priorités et les préoccupations des Canadiens vivant avec le VIH.

« Depuis sa toute première réunion au printemps de 1993, le CCC a aidé à guider et à façonner le travail du Réseau en passant en revue les protocoles et en représentant la communauté », résume Enrico Mandarino, président du CCC. « Bien sûr la communauté joue un rôle vital dans la recherche sur le VIH. On ne pourrait pas se passer des très précieuses contributions de chaque participant inscrit à nos études, passées, présentes et futures.”

Nous sommes aussi reconnaissants envers chaque membre de l’équipe du Réseau, chaque participant et partenaire communautaire, comme le groupe CATIE, qui se sont montrés si dévoués à améliorer la vie des personnes vivant avec le VIH. Le domaine n’aurait jamais autant progressé sans le travail des équipes qui se déploient un peu partout dans le monde.

 

Hannah Branch est agente de communications au Réseau canadien pour les essais VIH des IRSC (le Réseau). Après avoir obtenu son diplôme en biologie humaine à l’Université de Birmingham en 2012, Hannah a fait carrière en communications médicales, ce qui l’a amenée de Londres, R.U., à Vancouver, Canada.

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