Mot clé : Prévention du VIH

Le sexe, la consommation de drogues et la réduction des méfaits chez les gais : Il est temps d’agir

par Dane Griffiths

On pourrait considérer la réduction des méfaits et la prévention du VIH chez les hommes gais comme deux éléments historiques de notre réponse au VIH qui existent indépendamment l’un de l’autre depuis longtemps. Traditionnellement, la prévention du VIH chez les hommes gais mettait l’accent sur les risques sexuels, alors que la réduction des méfaits se concentrait sur les risques associés à la consommation de drogues injectables. Les deux approches ont évolué au fil des décennies, et certaines personnes pourraient soutenir que les pratiques sexuelles plus sécuritaires sont une forme de réduction des méfaits. Toutefois, en ce qui concerne la consommation de drogues, peu d’attention a été accordée à la réduction des méfaits dans le contexte de la santé sexuelle des hommes gais.

Ending the epidemic for whom?

By Winston Husbands

Ending the HIV epidemic in Canada in five years seems like an ambitious goal, but it is now in fact a target being advocated by a group of public health and HIV advocates in a new document published by the Canadian Foundation for AIDS Research (CANFAR). I am one of the authors of that document, which acknowledges the necessity of addressing racism and structural violence. But, except for support from a couple co-authors, I am dispirited by the co-authors’ failure to be clear about the difference those systemic and structural issues make, to inspire determination in addressing them, and to illustrate what is at stake and what it means to address racism and structural disadvantage.

Ensemble, faire de Montréal une ville sans sida

par Pierre-Henri Minot

En énonçant les objectifs 90-90-90 en 2014, l’Organisation mondiale de la Santé et l’ONUSIDA proposaient une impulsion nouvelle : notre génération pourrait voir la fin de l’épidémie du sida. Nombreuses sont les voies possibles pour arriver à ce résultat, et les initiatives de riposte accélérée des Villes, les Fast Track Cities, en sont une.

C’est à Paris le 1er décembre 2014 qu’est né ce modèle des Villes sans sida[1], issu d’un constat : les 200 villes les plus touchées abritent à elles seules plus du quart des 35 millions de personnes vivant avec le VIH. En s’impliquant dans la riposte au VIH, les villes ajoutent leur leadership dans la création de stratégies locales.

Assez des excuses : les gens ont le droit de savoir qu’I=I

par John McCullagh

« Le temps des excuses est révolu. Il est très, très clair que le risque est de zéro. Si vous suivez un traitement antirétroviral suppressif, alors vous êtes non contagieux sexuellement. » – Dre Alison Rodger, University College London, auteure principale de PARTNER 2, lors d’une présentation au 22e Congrès international sur le sida, à Amsterdam, le 25 juillet 2018.

On peut difficilement surestimer la force de ce message pour les personnes qui vivent avec le VIH, comme moi, car il transforme ce que signifie vivre avec le VIH. En effet, il ouvre la voie à des choix sociaux, sexuels et génésiques que nous et nos partenaires n’aurions jamais cru possibles. Ce message encourage les personnes vivant avec le VIH à amorcer un traitement et à le poursuivre afin de protéger leur santé et celle de leurs partenaires sexuels. Il nous permet de transformer notre perception de nous-mêmes et la façon dont nous sommes perçus par notre famille, nos amis, nos partenaires sexuels actuels ou potentiels, et par les gens en général.