5 bonnes nouvelles à Ottawa pour le mieux-être des gars qui aiment les gars

Par Roberto Ortiz

À Ottawa, les gars gais, bisexuels, bispirituels, queer et d’autres gars qui aiment gars, que nous soyons cis ou trans (GBT2Q), avons de quoi être fiers. Ce sont des membres de nos communautés qui ont fondé MAX, le premier organisme avec un mandat de santé globale GBT2Q de l’Ontario (et le troisième au Canada). Cet hiver et ce printemps, voici cinq autres bonnes nouvelles pour le bien-être de nos communautés :

1. L’arrivée de MAX

Anciennement connu sous le nom d’Initiative pour le mieux-être des hommes gais d’Ottawa (Ottawa Gay Men’s Wellness Initiative – OGMWI), MAX est un organisme de santé communautaire à but non lucratif basé à Ottawa qui se consacre à maximiser la santé et le mieux-être des gars qui aiment les gars. L’organisme est actif depuis 2002 et c’était l’un des partenaires fondateurs de Gay Zone Gaie en 2008. En 2014, l’organisme s’est incorporé et en 2015 nous avons reçu confirmation du Ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario pour un financement récurrent. En 2017, OGMWI est devenu MAX.

Mais pourquoi MAX ? Ottawa aime ses acronymes, mais il était clair que nous avions dépassé le nôtre. Nous avons consulté des membres de nos communautés qui nous ont dit qu’il fallait être courageux, directs et avoir un accent clair sur les résultats maximaux de santé. MAX a de l’action et de l’élan; c’est sympa et pas corporatif; c’est bilingue sans être compliqué; et il indique exactement ce que nous voulons faire : Maximiser la santé et le mieux-être des gars qui aiment les gars.

MAX arrive également avec une nouvelle connexion santé en ligne. En effet, maxottawa.ca offre aux gars de nos communautés un guide des ressources communautaires; une liste d’activités sociales, culturelles, sportives et communautaires; un blogue sur des thèmes GBT2Q; des liens vers des sites partenaires avec l’information sur la santé et le dépistage (tels Gay Zone Gaie, HUGO et Sexe qui t’allume); et toute l’information sur les services de MAX et les façons de s’y impliquer.

L’arrivée de MAX a été soulignée le 2 mars dernier lors d’un événement festif à l’Hôtel de Ville d’Ottawa devant une centaine de membres de nos communautés, allié.e.s et partenaires.

2. La chaire de recherche en santé des hommes gais de l’Ontario

Le Dr Paul MacPherson de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa a récemment été nommé au poste de titulaire de la Chaire de recherche en santé des hommes gais du Réseau ontarien de traitement du VIH (OHTN en anglais). Ce financement permettra de développer, implanter et évaluer un modèle qui augmentera les connaissances, l’accès et la rétention dans les services de santé des gars qui aiment les gars.

De plus, le Dr MacPherson et son équipe accueillent les 24 et 25 mars à Ottawa des intervenants et des chercheurs travaillant auprès des gars qui aiment les gars partout en Ontario pour le démarrage du projet ROMAO (acronyme anglais pour Reaching Out to Men Across Ontario). L’objectif de ROMAO est de développer une recherche pour mieux comprendre et traiter les besoins en santé mentale et physique et les risques de transmission du VIH chez les gars qui aiment les gars partout en Ontario.

3. Le service de navigation en santé mentale pour les gars qui aiment les gars

Selon les résultats préliminaires de la recherche communautaire MOBILISE ! (Otis et al, 2016), les gars qui aiment les gars rapportent avoir eu de mauvaises expériences dans le réseau de la santé et rapportent avoir voulu être référés vers des services de santé mentale. Le service de navigation étant l’un des modèles à suivre, MAX a développé un service gratuit de navigation en santé mentale à Ottawa qui aide à lier les gars qui aiment les gars aux services de soutien adaptés et à contourner les obstacles pour accéder aux soins de santé mentale. Notre Navigateur en santé mentale rencontrera les gars intéressés et travaillera avec eux afin de créer un plan selon leurs objectifs.

De plus, MAX lancera ce printemps sa première campagne de sensibilisation autour de la santé mentale des gars qui aiment les gars.

4. La table de concertation sur la santé mentale des hommes GBT2Q

MAX s’est aussi engagé à travailler en partenariat avec les acteurs clés d’Ottawa afin d’identifier les lacunes des services offerts et d’adresser de façon systémique les iniquités en santé mentale vécues par les hommes GBT2Q. Nous avons autour de cette table une vingtaine de décideurs, chercheurs, organisateurs communautaires, pairs, et intervenants.

MAX a également offert, inspiré de la formation Notre agenda du SSHG (GMSH en anglais), une formation sur la santé mentale des hommes GBT2Q auprès des professionnels de la santé.

5. Les activités de Snowblower 2017

Depuis 2007, Snowblower propose des activités communautaires en lien avec la santé et le mieux-être des gars qui aiment les gars à Ottawa. Coordonné par le Comité du sida d’Ottawa (ACO en anglais), Snowblower a été le résultat d’une collaboration avec MAX, l’Hôpital d’Ottawa, Gay Zone Gaie et Queering613.

Cette année la programmation a touché des dimensions très variées du mieux-être GBT2Q, dont la santé mentale, la PrEP, la spiritualité, le plaisir sexuel, la résilience des réfugiés, la santé trans, l’indétectabilité, et la santé rectale.

 

Roberto Ortiz est le directeur général de MAX (anciennement l’Initiative pour le mieux-être des hommes gais d’Ottawa). Avant, il occupait le poste d’agent à la recherche et au développement chez RÉZO. Depuis qu’il a immigré du Mexique en 2009, Roberto travaille pour et avec les hommes GBTQ2S, plus spécifiquement dans le développement communautaire, les interventions en ligne et la recherche communautaire.

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