Propager les bonnes nouvelles au sujet du traitement et de la prévention du VIH

Par Laurie Edmiston

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De bonnes nouvelles? Il y en a plusieurs à signaler, à l’occasion de la Journée mondiale du sida de 2016.

La science du traitement et de la prévention du VIH a marqué des progrès inspirants pour les organismes qui offrent des services nécessaires aux personnes vivant avec le VIH et à celles qui sont à risque de le contracter.

Nous savons que l’amorce d’un traitement dès que possible après le diagnostic de l’infection offre des bienfaits de santé considérables pour les personnes vivant avec le VIH. Un traitement précoce et une bonne observance thérapeutique afin de maintenir une charge virale indétectable permettent à une personne séropositive de vivre longtemps et en santé. Une étude historique du nom de START (Strategic Timing of Antiretroviral Treatment/Choix stratégique du moment de commencer le traitement antirétroviral) a conclu que l’amorce immédiate du traitement, dès le moment du diagnostic d’infection à VIH, réduit considérablement le risque de maladie grave.

De nouvelles données de deux études importantes – HPTN 052 et PARTNER – continuent de démontrer clairement que l’utilisation correcte et régulière d’un traitement antirétroviral (TAR) pour maintenir une charge virale indétectable constitue une stratégie de prévention du VIH fortement efficace. Dans le cadre d’un plan complet de santé sexuelle, lorsqu’une personne est fidèle au TAR et maintient une charge virale indétectable, le risque de transmission du VIH est négligeable.

Pour les personnes à risque, la recherche a démontré que la prophylaxie pré-exposition (PrEP) est un moyen fortement efficace pour prévenir la transmission du VIH. Compte tenu des données probantes, Santé Canada a approuvé en février l’utilisation quotidienne du médicament Truvada par voie orale, en combinaison avec des pratiques sexuelles plus sécuritaires. Des lignes directrices nationales pour la PrEP sont en développement; de plus, les autorités de santé examinent comment la PrEP s’intègre dans une stratégie complète de prévention du VIH.

Vivre longtemps et en santé et réduire le risque de transmission du VIH : voilà de bonnes nouvelles qu’il faut continuer de faire circuler à grande échelle.

De bonnes nouvelles au-delà de la science

L’heure est au consensus et à la coordination; plusieurs intervenants des premières lignes de la réponse canadienne au VIH expriment le besoin d’une approche coordonnée qui comble toutes les lacunes dans la prestation des services, d’un bout à l’autre du continuum de la prévention, du dépistage, du traitement et des soins.

Depuis un an et demi, des organismes et des communautés de partout au Canada articulent un ensemble de principes fondamentaux pour éclairer l’orientation des politiques et la prestation des services en VIH. La Déclaration de consensus canadien sur les bienfaits de santé et de prévention associés aux médicaments antirétroviraux contre le VIH et au dépistage du VIH proclame l’appui à des principes comme ceux-ci :

  • la promotion de la reconnaissance des bienfaits de santé et de prévention associés aux médicaments anti-VIH et au dépistage;
  • la création d’un partage de connaissances sur la meilleure manière de répondre à l’épidémie du VIH;
  • le soutien aux personnes en matière de prévention et de traitement du VIH; et
  • le respect des droits humains dans le contexte de l’épidémie du VIH.

Lancée officiellement lors de SIDA 2016 par CATIE, CTAC et PositiveLite.com, la Déclaration de consensus canadien est accessible à tous les intervenants qui travaillent à la réponse au VIH, pour examen et appui, à www.hivconsensusvih.ca. Nous vous invitons à prendre connaissance de ces principes et à déclarer votre appui à ceux-ci.

Compte tenu des bonnes nouvelles scientifiques issues de la recherche sur le VIH, de même que de l’énergie et de la coordination que nous observons chez plusieurs organismes à travers le Canada, nous avons confiance de pouvoir changer la situation, en cette 20e année depuis que le TAR nous a apporté un nouveau monde d’espoirs.

Laurie Edmiston est directrice générale de CATIE, la source canadienne de renseignements sur le VIH et l’hépatite C.

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